Accueil Nos Dossiers Membre
 
Article Presse

Vous devez vous connecter en tant que Membre afin de pouvoir émettre vos commentaires sur nos articles.

 Article n° 4 | Retour   
 
Titre : RECONCILIATION ET DEVOIR DE MEMOIRE

Date :  11/07/2002
Media :  Midi Madagasikara
Page :  6
 
 
    Madagascar se trouve aujourd’hui confronté à un défi majeur : réengager le processus de développement au sein d’un Etat uni et apaisé.
Parce que ces deux propositions constituent les clés de notre survie, le Président Marc RAVALOMANANA s’est résolu à mettre en place un gouvernement de réconciliation nationale. Les valeurs et la foi qui animent le peuple Malgache le prédisposent à un tel état d’esprit.
Toutefois, une inquiétude sourde s’insinue chez les uns et les autres : celle de voir ressurgir les affres d’un passé encore trop récents, crainte qui fait le jeu des extrémistes de tout bord. Il paraît alors essentiel de rappeler que le constat de l’infraction précède toujours l’amnistie. Le respect de l’engagement populaire et de la mémoire collective l’exige. Le peuple peut admettre la grâce des coupables, dès lors que ces derniers sont reconnus comme tels.
L’oubli, en revanche, pourrait, d’une part, laisser perdurer un sentiment d’injustice préjudiciable à l’avènement d’une citoyenneté et d’une gouvernance responsables et d’autre part, conduire à la réitération des mêmes erreurs . A titre d’exemple, la menace brandie par les sécessionistes d’une désintégration de la nation malgache et d’une division du Tanindrazana doit figurer dans les annales de notre Histoire comme la pire des tentatives de trahison envers nos Ancêtres et notre identité.
Oui, donc à la réconciliation nationale parce que les Malgaches forment une unité vivante, héritière d’une même terre.
Non, à l’oubli parce qu’un grand peuple se reconnaît aussi à son aptitude à assumer son Histoire.

PITIK'AFO.
 

Vos commentaires sur cet article
 
Pas de Commentaires !
 
 


 
 
 
    © 2002 Pitik'Afo - [Contactez-nous