En 1895, la Grande Encyclopédie définissait le livre comme la « Reproduction écrite d’un texte [...] destiné à la divulgation sous une forme portative ». En dépit de toutes les innovations technologiques , le livre demeure le meilleur moyen de diffusion et de conservation des connaissances. A ce titre, il participe de manière essentielle non seulement à diffusion de la culture, mais aussi et surtout à l’éducation de chacun.
Le livre, s’avère indispensable pour l’apprentissage, lui même :
- parce qu’il contient et explique des savoirs,
- parce que sa nature maniable facilite l’accès à son contenu.
Si la grande majorité des élèves et étudiants malgaches resssentent une grande soif de livres scolaires et universitaires, ils rencontrent des difficultés à trouver les ouvrages qui leur permettraient d’approfondir l’enseignement qu’ils ont reçus.
Le livre occupe une place privilégiée en matière de culture générale :
- parce qu’il constitue le véhicule privilégié de la richesse des mythes et des légendes qui structurent notre culture,
- parce qu’il peut participer à la conservation d’un patrimoine en péril,
- parce qu’il nous ouvre sur l’histoire des grandes civilisations aussi bien que sur les autres sociétés existantes.
Si aujourd’hui l’arrivée des nouveaux supports audiovisuels se révèle être une aubaine pour nos jeunes ( si tant est qu’ils aient les moyens d’y accéder), le livre demeure un outil essentiel. Comme l’affirmait Louis Armand : « La chose imprimée reste indispensable pour qui veut être responsable de son information, avoir une attitude active devant la culture. Dans un monde baigné d’ondes et d’images, le livre présente un effort personnel et salutaire. » Beaucoup de Directeur des Ressources Humaines d’entreprises malgaches ou installés à Madagascar louent la technicité et le sérieux des jeunes diplomés ; en revanche ils sont nombreux à déplorer de graves lacunes en matière de culture générale. Celle-ci fait pourtant partie intégrante du processus éducatif.
Le livre enfin offre du plaisir à son lecteur et il participe encore à son éducation en développant son imagination et son esprit créatif.
Force nous est de constater la faiblesse du livre à Madagascar. Deux raisons peuvent expliquer cette situation.
- Raison financière : Le livre est coûteux. De façon très prosaïque, la fabrication du papier, la formation des ouvriers d’imprimerie et la constitution des stocks de bibliothèque demandent des investissements importants mais vitaux pour que livre ait une réelle existence dans notre pays et ne soit pas réservé à une élite. L’Etat peut être, et la société civile , sûrement, doivent prendre conscience de la nécessité d’agir dans ce domaine.
- Raison politique et culturelle: La méconnaissance de la richesse du livre. La démultiplication des points de distribution des livres (bibliothèques communales…), une politique fiscale favorable aux papeteries et à l’édition pourraient être envisagées. En outre, une politique éducative et socio-culturelle volontariste pour promouvoir la lecture pourrait inciter la masse à conquérir son autonomie intellectuelle et son langage, en l’occurence l’écrit.
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